Kylian Mbappé au crible

Joyaux, pépite, phénomène, ce type de qualificatif revient sans arrêt pour présenter au public le nouvel et jeune attaquant du club de l’AS Monaco, Kylian Mbappé.

Passons d’emblée sur le regard de la presse institutionnelle, puisque cette vision est à la fois biaisée par la méconnaissance du jeu et orientée par des motivations qui touchent à ce qui gravite dans le monde du football professionnel hexagonal.

Description du jeu de Kylian Mbappé sur sa fiche Wikipédia.

« C’est un attaquant particulièrement rapide, qui sait bien exploiter l’espace dans le dos des adversaires selon Jardim, son entraîneur à Monaco, notamment en courant plus vite que les défenseurs, mais aussi grâce à sa qualité technique de dribbles, y compris en sprintant. C’est un attaquant qui participe très activement au travail défensif de récupération de la balle »

Cette définition est plus ou moins exacte même s’il elle demeure incomplète. Mbappé est un athlète tout d’abord, un sportif à l’hygiène irréprochable et digne d’un joueur professionnel, le fait d’avoir des parents issu du milieu sportif explique sans doute cette perfection sur le plan physique et sur sa vision du football professionnel alors qu’il n’a que dix-huit ans.

La première chose qui apparait avec ce jeune joueur est que c’est un pur produit de la formation hexagonale avec ses qualités et ses défauts. Le joueur de l’AS Monaco est à l’aise dans ses prises de balle. Un contrôle et le joueur explose – on pourrait presque parler de copié-collé du brésilien Ronaldo – le tout couplé à un rythme soutenu, sa mobilité corporelle lors de ses démarrages est un élément déterminant dans son jeu. C’est une expression répétitive, mais suffisante pour semer la panique dans le camp adverse. Mbappé est beaucoup moins à l’aise sur les ballons aériens, ses contrôles sont moins assurés, il ne peut se mettre correctement en mouvement face au but, trait caractéristique de son jeu.

Mbappé est un joueur qui a besoin d’espace pour exprimer tout son potentiel, c’est là que réside son talon d’Achille. Face à une formation qui laisse très peu d’espace, il se délite assez rapidement, privé de vitesse, il ne réussit pas à compenser par sa vivacité et sa technique balle au pied le besoin de se propulser vers l’avant.

Il excelle quand il est lancé vers le but et n’est pas maladroit dans les duels face aux gardiens adverses, il se débrouille assez bien sur les ballons fuyants, il s’est jouer en déviation dans les derniers trente derniers mètres, par contre, la façon dont il se comporte et se positionne dans les dix-huit mètres, fait qu’il ne possède pas le flair des grands numéros neuf, c’est un marqueur habituel chez des joueurs dont le jeu repose sur l’explosivité et issus de la formation hexagonale, ce qui explique aussi son jeu de tête de qualité moyenne.

Ses manques ne risquent pas de freiner l’ascension du jeune monégasque, je parle bien d’ascension et non de progression, un qualificatif qui revient sans cesse dans la bouche des tenants de la presse institutionnelle, car à dix-huit ans un joueur est fini, Mbappé va devoir faire avec ses qualités et ses défauts, ce qui est déjà énorme, et le place devant la plupart des attaquants du championnat de France et de bien d’autres en Europe.

Yves Alvarez

Yves Alvarez

22 Comments

  1. Parfaitement, je n’arrive moi même pas à trouver en quoi Mbappé devrait me faire tomber en pamoison devant son jeu à chaque fois que j’ai eu l’occasion de le voir jouer…

    Un joueur aux qualités de contre-attaquant redoutable, certe, bien aidé sans doute par un professionalisme famillial sans doute bien institué, comme tu l’a précisé…

    Mais bon, j’ai quand même l’impression que des Mbappé, bah j’en voit trés souvent sur les terrains de foot des équipes de jeunes en France…

    Ça m’arrive souvent d’aller voir jouer les U15 du HAC face aux autres équipes de la région le samedi en début d’aprés midi, leur terrain se situe juste en face du parc ou j’ai l’habitude de jouer avec les collégues le matin, eh ben c’est simple: les mômes jouent quasiment TOUS de la même maniére, les soit-disante « bases » mécanique si chére à leur éducateurs, ça ils les ont, pas de probléme la dessus (controle passe stérèotypé, déplacement minutieusement raisonné en fonction du poste de chacun, combinaison minimale et répétitive…) et surtout surtout chatiment immédiat de toute folie inventive…

    J’ai encore l’image de ce gamin y’a un mois ou deux, qui, face à trois défenseurs,  dribbla (magnifiquement) les trois malheureux avant de conclure tout en finesse, son éducateur le sorti alors tout de suite aprés. La raison ? Le mioche avait oublié de passer la balle à l’un de ses partenaire démarqués, le mec lui a passé un véritable savon à sa sorti,il a finit le match sur le banc et en pleurs, 12-13 ans pas plus…

    Et puis surtout, le truc qui m’avait le plus marqué: les gamins tiraient une tronche incroyable, aucun sourire, j’avais l’impression qu’ils ne dégageait aucun plaisir à jouer, célébration de but froide et identique à celle qu’on voit chaque week-end en championnat, et puis la plupart m’ont eu l’air de dégager une image assez superficiel pour leurs jeune âge (mon Dieu, les coupes de cheveux et les boucles d’oreilles de la plupart d’entre eux, à mon époque on n’hésitaient pas à balancer des rumeurs « malsaine » pour moins que ça…), cherchez pas plus loin les gars, vous les avez la, vos futures stars de la Ligue 1 de demain…

    J’avais pensé à inscrire mon gamin de 5 ans en club l’année prochaine, tout cela m’a permis de sérieusement réfléchir à la question…

    Autre chose, qui m’a amené à une autre piste de réflexion, la privatisation quasi-totale du moindre espace-public, même dans la 15éme ville de France, c’est bien simple: mis à part un parc et quelques jardins (jardin hein, pas même la place d’y faire un footing…),  il n’y a absolument plus aucun « espace » libre dans lequel des jeunes pourrait développé leur créativité ou leur inventivité, tous remplacé par ses ignobles « city-stade » qui poussent comme des champignons (et qui, opinion personnel, doivent également avoir leur part de responsabilité dans la standardisation et l’uniformisation du footballeur ouest-européen…)

    Bon, je m’égare un peu la…

  2. Que dire ? J’ai vu les mêmes choses, c’est triste, mais c’est comme ça…

    Je pense que tous ses éducateurs sont des frustrés, ils se prennent pour des coaches, se rêve en Guardiola, Wenger et consort, mais ils jouent à la roulette russe avec des gosses. Désormais, aucun n’arrive à passer entre les mailles du filet …Mbappé incarne le modèle de joueur rêvé par le système.

  3. Pas mécontent de retrouver le temps de vous lire et réagir!

    Pas grand-chose à dire de ce Mbappé, bien peu vu ce Monaco…merci donc pour la description de son jeu!

    Ce que tu racontes, Carbo, j’ai l’impression de l’avoir vécu 10 ans durant en basket, et que mon basket en aura souffert, souffert………jusqu’à ce que je sorte du carcan des clubs, parenthèse de 5-6 ans consacrée au basket de rue…

    Du jour au lendemain, sans plus être systématiquement encombré/bridé par des coachs qui voulaient corseter mon dribbling trop long ou mon goût du jeu de pénétration (pourtant altruiste et efficace…mais étranger aux systèmes-jeu qu’il fallait réciter) : je devins un joueur qui, sans préparation physique particulière, tenait désormais sans problème la dragée haute à des semi-professionnels, D2 belge…………….mais que de temps et de plaisir perdus entre-temps………………..

    Ce qui m’avait marqué, et je n’étais pas le seul dans ce cas : le supplément de confiance en soi, et dans le jeu, gagné en me dépolluant/retrouvant via le street-basket! Mon tir à distance, en club, avait toujours été médiocre… Sorti de ce carcan, et des années plus tard quand j’y revins : j’enfilais régulièrement une dizaine de trois-points d’affilée en match, et avais même développé un très bon tir mi-distance avec ma mauvaise main…

    En clubs, à nos 8 ans : nous passions déjà nos entraînements puis matchs à étudier, répéter et appliquer 10 systèmes d’attaque contre zone, 10 d’attaque contre individuelle, 3 systèmes de pressing tout-terrain, 5 variantes de défense de zone, 5 systèmes sur rentrée……………… J’insiste : à 8 ans, la saison commençait par la distribution d’un recueil de systèmes tactiques, que nous avions 3 semaines pour…étudier………….. Pour le plaisir, l’inventivité, l’épanouissement personnel : on repassera…

    Alors certes le basket est-il de longue date très tactique (car davantage séquentiel?), mais je crains que le football n’ait pris ce mauvais tour lui aussi…

    • Une amie congolo-belge a un fils, dont elle publie régulièrement de vidéos des entraînements avec la jeunesse du Standard ; j’y jette çà et là un œil distrait…et perplexe!

      Le jeune homme a du talent et même une classe folle, c’est certain…mais ce que je vois, à chaque fois, des séances d’entraînement ressemble fort à une prime pour ceux qui seront les plus obéissants…et encore le Standard a-t-il pour réputation d’avoir une approche formative un peu relâchée, et plutôt respectueuse des tempéraments personnels ; faut pas demander ailleurs…

    • J’en remets une couche – désolé avec mes histoires de basket, mais j’observe tant cela dans le football chez les jeunes aujourd’hui…

      Un équipier passait devant moi dans la hiérarchie… Je n’ai pourtant pas souvenir qu’il me battît une seule fois en 1 contre 1, défensivement je le mangeais tout cru………mais son père était le sponsor du club, bons rapports avec la fédé aussi… Il était régulièrement rappelé en sélection, bien que nous affrontions souvent des mecs 3 fois plus forts que lui…

      Une affaire de ce genre défraie un peu la chronique au Standard actuellement : promotion en pros du neveu du gardien emblématique Bodart……………….alors que les suiveurs des équipes de jeunes de ce club sont unanimes : il n’arrive pas à la cheville du plus anonyme Vits ; comprenne qui pourra, et cas malheureusement banal j’imagine…

      J’ai eu, pendant des années, le privilège d’évoluer avec un type formidable, qui passait pour l’un des plus grands talents du basket européen… Mentalité, technique, vista, physique même… : il avait tout, je n’ai plus jamais vu ça……………mais il plafonna incompréhensiblement en D2 belge, à croire que son talent naturel faisait peur, incompréhensible…

      D’autres ne lui arrivaient pas à la cheville mais jouèrent en D1 belge, furent même internationaux……………. Ils n’avaient guère, pour eux et sur lui, d’être moins imprévisibles, plus formatés et d’un jeu plus docile…

      Je ne propose rien de sensass : on observe ça en football aussi, et ne parlons pas de la vie active – méritocratie et talentocratie, hum…!

      Basket belge vintage, le plus grand talent fut sans conteste possible l’Anversois Kamiel xy (??? – son nom m’échappe évidemment), incroyable clutch-player m’en rapporta-t-on………… Lors de l’Euro 67, en Finlande : il éclabousse les Yougos de sa classe, injouable………………mais bien vite le coach belge fit le choix de s’en priver : le système devait prévaloir…………… Tout ça pour finir avant-dernier de la compétition, connerie sans nom.

      Je crois, globalement, que c’est un mal très profond en Belgique ; les individualités très fortes, très marquées, passent très mal au plat pays…

      • Réflexion faite, je crois que le talent naturel fait vraiment peur…………..

        Beaucoup de médiocres aux manettes…………….alors quand ils doivent composer avec des mecs plus doués qu’eux??? C’est leur nullité, bien souvent, qui sauterait si sec aux yeux…

      • Par acquis de conscience, j’ai retrouvé ces stats du probable plus grand talent belge des 60’s en basket : Kamiel Dierckx (aujourd’hui complètement tombé dans l’oubli, bien qu’il passait pour l’un des meilleurs ailiers d’Europe, initia le jump-shoot et bien des arabesques – dribble derrière le dos, entre les jambes…) – https://www.fiba.com/pages/eng/fa/player/p/pid/63944/sid/2724/tid/245/_/1964_European_Olympic_Qualifying_Tournament_for_Men/index.html

        Euro 67, j’ai vérifié : vingtaine de points inscrits lors de chacun des 3 premiers matchs joués par la Belgique, 1 victoire et 2 défaites concédées d’un fifrelin…………………puis absurdement laissé de côté par un coach notoirement médiocre (à compter de quoi les défaites le furent par des écarts de 20 à 30 points…).

        • Les clubs de baskets aussi sont touché par ça ? Dommage, mais pas vraiment étonnant…

          Moi en tout cas, plus rien ne m’étonne, j’adore regarder les petits tours de coupe de France, préférance particuliére pour les affrontements entre équipe pro et équipes amateures ou semi-pro, on y retrouve souvent des joueurs au jeu bien plus festif et enthousiasmant, avec souvent des parcours cabossé et admirable, mais qui eux aussi n’ont forcément pas le coffre pour « lutter » face aux pros…

  4. Personnellement je trouve Mbappe vraiment très fort pour son âge mais je ne comprend ce que vous voulez par il lui manque le flaire des grands buteurs. Je le trouve très intelligent dans ses placements moi il est souvent au bon endroit au bon moment.

    Et pas d’accord quand vous dites qu’un joueur est fini à 18 ans le nombre de joueurs que j’ai vu progresser même à 26/27 ans voire même 30 ans.

    • Tout joueur peut progresser malgré l’âge qui avance…….Physique, technique, tactique, excepté l’aspect le plus important, le sens du jeu qui s’acquière à l’adolescence, après s’est fini………Valable pour d’autres disciplines.

      Ce que je n’aime pas dans MBappé ? C’est un pur produit de la formation hexagonale, c’est un imitateur, par un joueur pur…

      Ceci dit, pas de problème, il fera carrière…

      • Un empêcheur de penser en rond, parmi les empêcheurs de penser en rond… Eh bien, bienvenue Dyoss! ;o)

        Décidément pas d’avis sur Mbappé, dont je n’ai vu que deux mi-temps depuis lors, avec les Bleus….. Me faudra plus pour m’en faire idée. Mais un « bémol » peut-être à ton opinion, Yves, et je vois que j’avais susuré plus haut cette idée : si je crois aussi que le sens du jeu vient très tôt, je pense néanmoins qu’il peut rester latent des années durant, le temps parfois de se décoincer, s’affirmer, s’affranchir… Un repositionnement dans le jeu peut faire beaucoup aussi, les contextes… Le Belge Vanaken avait un sens très aiguisé du jeu à Lokeren, joueur subtil et alerte, toujours les bons choix…mais je ne lui ai pour ainsi dire jamais revu ces magnifiques qualités depuis qu’il a signé à Bruges.

        • Merci

          Je le pense aussi le sens du jeu et intelligence de jeu ça peut se développer si on croise la bonne personne même à un âge assez avancé. Boateng par exemple il totalement changé sa manière sa manière de défendre quand on lui a justement appris à défendre et à lire le jeu et non plus à défendre uniquement à l’instinct. C’est un exemple parmi tant d’autre

  5. En tout cas, Mbappé c’est pas encore Cavani… Hier, en fin d’après-midi, j’ai regardé Dijon-PSG sur la terrasse en sirotant des citronnades : qu’est-ce qu’il a raté ! Certes, le gardien de Dijon a été bon (et toute l’équipe de Dijon, en fait), mais…

    Et ce but de Benjamin Jeannot, est-ce que c’est du génie, Alexandre ? Jeannot : je me rappelle de lui quand il a commencé à l’ASNL il y a une huitaine d’années. Il avait une gueule de gamin de 6 ans ! Toujours est-il que sa volée, je ne l’ai pas vu venir : je pensais qu’il allait amortir. Le gardien de Paris a sans doute pensé comme moi…

    • J’ai vu le match en stream…

      Certains parlent de réglages, par contre, j’ai vu une bonne équipe de Dijon…
      Vu le compte rendu sur 20H foot de Cnews, pour voir…

      Pas un mot sur Dijon, pas de but de Benjamin Jeannot……Mais 20 minutes à se masturber sur le pied de Mbappé, l’inspiration de Meunier et les choix de Emery, authentique !

      • Ben je trouve qu’il y a du coup de génie là-dedans : il a fait un truc qui sort du commun…et qui paie.

        J’ignore si le bonhomme est familier de ce genre de volées (typique d’un Nilis, voire d’un Van Nistelrooij dans ses années néerlandaises). Les images que j’en ai visionné ne sont pas très claires, mais dans l’hypothèse où le ballon lui vient de son équipier (et non d’un défenseur) : j’apprécie alors plus l’assist que le but en lui-même.

        • Ah ! merci d’attribuer à un Nancéien le qualificatif de génie… Je dois t’avouer que Jeannot j’ai dû le voir jouer 2 ou 3 fois, guère plus ! La passe vient de Kimpembe (orthographe ?) qui dégage à la va-comme-j’t’pousse ! En plus, Jeannot doit être droitier (à vérifier) et la volée est du gauche…

          Dijon a été excellent pendant une heure. Après, la fatigue (et les produits parisiens ?) a pesé… Mais c’était une équipe qui faisait plaisir à voir : les mecs étaient agressifs, entreprenants, ils jouaient sans complexe. Les Parisiens se défendent en disant que c’est parce que les « petites équipes » jouent leur match de l’année contre eux. Mouais, je pense plutôt que c’est parce qu’ils jouent un match perdu d’avance. Le discours de l’entraîneur, avant de jouer Paris, doit être : « bon, on n’a rien à perdre, jouez le coup à fond ». D’où la tentative de Jeannot qui, contre Metz ou Amiens, ne la tente même pas. S’il tente une volée aussi improbable contre Metz ou Amiens et qu’il la loupe (ce qu’il a 9,9/10 de faire !), son entraîneur le réduit en morceaux après le match et le fout sur le banc pendant un mois. Donc Jeannot ne prend pas le risque. Les mecs ne jouent pas le match de leur vie, ils jouent libérés…

          Cnews, c’est pas le groupe Canal ? Ouais, rien d’étonnant…

          • Du génie créatif, à Nancy? Le fait est que j’admire, et de longue date, l’œuvre touche-à-tout d’un Emile Gallé……………. ;o)

            Et, quitte à te flatter : l’un de mes centre-villes préférés de France (dans mes lointains souvenirs, du moins)!

            • Joli centre-ville, certes, mais population un peu trop « bourgeoise » et cul-serré à mon goût ! A Pau, je peux me balader tranquillou en short-T-shirt. A Nancy, je m’attirais illico des regards bien peu bienveillants… Idem avec Bordeaux et Toulouse. Magnifique centre-ville de Bordeaux mais les Bordelais ne peuvent pas s’empêcher de jouer aux Parisiens. Le centre-ville de Toulouse est moins classe, plus cosmopolite, un peu cradingue, avec son lot de punks à chiens et d’étudiants bourrés, mais on s’y sent plus détendus… D’où, pour ma part (et ma femme aussi), beaucoup d’admiration pour Nancy et Bordeaux, mais beaucoup plus de plaisir à déambuler dans Pau ou Toulouse.

              • Je comprends, idem me concernant quant à Bordeaux-Toulouse.

                Nancy, curieusement : c’est là que je suis tombé sur la boutique punk (raretés diverses) la mieux fournie que j’aie vue en France. Des années que j’ai envie de refaire un tour dans cette ville – c’est souvent décevant, mais bon…!

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