Real-Juventus, les vingt minutes de trop

À l’issue d’une rencontre, jouer en deux temps, le Real Madrid  a conservé son titre de champion d’Europe, samedi soir, sur la pelouse du millenium de Cardiff, en dominant la Juventus de Turin sur la marque de 4 buts à un.

Après quarante-cinq minutes équilibrées, voire à l’avantage de la Juventus, la deuxième mi-temps ne fut qu’une formalité pour le club madrilène. Il y avait une telle différence physique entre les deux formations que le score de parité a volé en éclat.

Ce n’est pas la première fois que le Madrid sort une telle prestation, courir, jaillir et sauter deux fois plus vite que son adversaire est une possibilité même face à un adversaire du calibre de la Juventus dont on sait qu’en matière de préparation physique, le club turinois n’a rien à envier à personne sur ce plan, mais…

On a eu droit de nouveau à vingt-minutes euphoriques, un gros quart d’heure ou le Madrid a monopolisé le ballon pour asphyxié son adversaire du soir. Ce débat  – nous sommes les premiers à avoir parlé de ce phénomène –  à commencer à poindre sur l’After-foot, seulement. Les défenseurs de la maison blanche ont affirmé que le niveau de performance de l’effectif madrilène est dû à Antonio Pintus le préparateur physique du Madrid durant le mois d’aout.

En termes de défense, on a  vu mieux par le passé, croire qu’une formation comme le Real puisse sortir une telle performance sur le plan physique, répété à plusieurs reprises, après neuf mois de compétition au mois de juin tient de l’idiotie. C’est durant les vingt premières minutes d’une deuxième mi-temps que sont inscrit le maximum de buts entre des adversaires de haut niveau. Le club madrilène à trouver une nouvelle recette miracle, pour dans n’importe quelle situation être invincible, intouchable, inabordable durant cette séquence de jeu, désormais , reste à connaître la recette de ce nouveau sevrage…

Yves Alvarez

Yves Alvarez

13 Comments

  1. Pas vu…………..et j’étais même pas au courant, lol…

    Dans la foulée de ton article, je lis de-ci de-là que ce ne fut pas désagréable à regarder??

    Prépa physique du Real? Ben, à ce registre, le sport espagnol a repris le flambeau de l’italien, et depuis certain temps il me semble. Durant les grandes heures de l’EPO, les échanges/transferts technologiques avaient d’ailleurs été permanents entre ces deux sphères sportives (je n’en pense pas moins des Allemands et NL post-war)… A quel stade en est-on désormais?? L’AICAR (dont on aura curieusement bien peu parlé, et qui fut assurément pour beaucoup dans pas mal de succès sportifs anglais) me paraît dépassé déjà…………. J’avoue être largué, en être resté au stade des prémisses du doping génétique (filière à quoi oeuvrait, il y a demi-douzaine d’années, le fils d’une vieille connaissance…)…??

    Et donc, 2ème LDC de suite pour le Real? Soit une première depuis l’escroquerie des années Sacchi, c’est bien ça?

  2. Oh, j’ai loupé le premier quart d’heure, mais de ce que j’ai entendu, ça correspond à ce que j’ai vu. Après la deuxième mi-temps, il n’y a plus rien, une seule équipe sur le terrain, comme prévu…

    Je pense à une sorte de cocktail … glucocorticoïdes + anabolisants + stimulants, la liste est longue….

  3. Pas vu.
    ça doit bien faire 4 ans que je ne regarde plus les finales de CL. En fait, même regarder le 2e tour de cette oligarchie européenne m’emmerde à mort maintenant, c’est pas plus mal que cette compèt’ passe chez Drahi, ça me fera définitivement un truc de moins à regarder.

  4. Sinon, je me suis maté quelques matchs Européens du Milan période Rocco dernièrement. Un constat qui saute aux yeux: Qu’est donc devenu le marquage individuel dans le foot? J’ai vu des « individuelles » terribles de Schnellinger sur Gerd Müller ou encore celles d’Anquilletti sur Best pendant 90 mn, les mecs en face n’ont pas vu le jour, pourtant c’étaient loin d’être des pipes hein! Je me demande combien de buts marqueraient les mecs qui trustent le BO depuis 10 ans face à des traitements de ce type. C’est là qu’on voit à quel point on est dans l’entertainment de nos jour (une décasse spéciale à toutes les défenses de la Liga lol).

  5. Ah, j’ai loupé Bayern-Dortmund et quelques mi-temps ses dernières saisons.

    Le marquage ?
    Vaste débat, j’ai encore en mémoire celui de Gentille sur Maradona, marrant, il n’y avait rien de répréhensible et puis certains était des cracks dans ce domaine, Gentille n’a jamais cassé un joueur.
    Le marquage faisait partie du jeu, après, il y avait quelques casseurs dans le lot, certains joueurs n’étaient pas assez punis, une question d’équilibre a trouvé….
    C’est clair, le marquage manque au jeu…

    • Il y a beaucoup de choses qui manquent!

      Marquage, liberté, créativité, diversité, équité, indécision, renouvellement, prise de risques, identité, caractère(s), passion, compréhension, savoir…

      Gentile-Maradona? Marrant mais je n’y ai jamais prêté attention – peut-être paradoxalement parce que la chose semblait acquise?

      Dopage, corruption… Le foot italien (son versant dominant, plutôt) est horripilant sur bien des points…mais dans un coin de ma tête j’ai toujours envie de défendre leur sacre de 1982 ; bonne part du mal en-ressassé (dont via Gentile?) me paraît si injuste, absurde…

  6. On pourrait parler de la passe en retrait….
    Beaucoup avait tendance à abuser de la passe en retrait envers le goal, la Fifa a fini par interdire ce fait de jeu, mais, là encore, j’ai parfois des doutes sur le bien- fondé de cette décision…

  7. Y a désormais aussi les 20 secondes de trop pour Lloris ; puisse-t-il ne pas trop servir de punching-ball / bouc-émissaire si jamais…

    Les qualifs de zone Europe, heureusement, ne m’ont jamais paru aussi faibles ; ça devrait passer pour la France…

  8. Pas vu également, Danubio jouait au même moment contre Nacional, mon choix était vite fait, lol…

    J’aime bien vos anciennes régles de nostalgique, et je me permetterais d’ajouter deux ingrédient pour que la liste soit compléte:

    -le retour du changement unique, favorisant une meilleur équité et compétitivité sportive entre clubs fortuné et désargentés. J’ai vérifié et on a quand même eu droit a une finale entre deux clubs qui se sont permis de mettre des Bale, Cuadrado, Kovacić, Marchisio, Asensio, Asamoah, Morata et Liechteiner sur un banc dans une logique pleinement libérale d’accumulation demeusurée des meilleurs forces vives et de mise en concurrence extrême et malsaine (voyez comme on nous vend cette tartufferie de « concurrence » dans les grands clubs par nos grands mass-médias de nos jours…)

    Je me souviens par exemple que le Peñarol de Maspoli, période 63-68, tournait réguliérement a pas plus de 12-13 joueurs par saisons, et qu’a chaque fois qu’il en manquait, c’etait toujours le meilleur joueurs de l’equipe réserve qui montait en A. Pareil avec le Liverpool de Shakly et Paisley si mes souvenirs sont bons, qui n’utilisaient 13-14 joueurs au grand maximum sur toute une saison compléte.
    Ce systéme permettait une concurrence plus équilibrés, plus saine, et surtout plus gratifiante pour les joueurs et les coachs…
    On voyait en effet directement la patte et le mérite d’un entraineur lorsqu’il avait à faire à ses contraintes « anti-libérale » (si je puis me permettre l’expression :p), et puis l’équipe se devait à chaque fois de devoir faire l’impasse sur au moins une ou deux compétition, histoire de se concentrer uniquement sur un objectif clairement défini, les « triplés » arrivant si souvent aujourd’hui et dont on nous rabache les oreille a longueur de temps (Barça 2009, Inter 2010, Barça 2011, Bayern 2013, Barça 2015…) en nous faisant croire a la teneur « historique » de ses soit disant exploits n’arrivaient jamais, et pour cause, c’était absolument impossible…

    -Le retour de la victoire a 2 points:
    http://www.cahiersdufootball.net/mobile//article-une-victoire-deux-points-c-est-tout-1668

    • Aucune idée de ce qu’il est est/fut sous d’autres latitudes…mais en Europe, ça fait tout de même depuis un certain temps, bien avant Bosman ou le Milan de Sacchi, que certains clubs avaient le chic pour accumuler de capital-joueurs (superflu d’en citer, ce sont presque toujours les mêmes).

      Au risque de passer encore pour Revie-olâtre (ce que de toute façon je confesse, admiration quasi-totale à son endroit), et même si son groupe compta jusqu’à 15 internationaux (assemblés moins par le fric que par le flair, sacrée nuance!), il eut longtemps pour coutume de procéder comme suit en matière de remplacements… : 1 joueur absent? C’est alors le back droit Madeley qui prenait sa place, quelle qu’elle fût……..et Reaney de reprendre le flambeau de Madeley dans le couloir droit!

  9. Je pensais aussi aux inévitables transfusions sanguines….
    Toujours aussi efficace et qui reste indétectable…
    Je reste bluffé par une telle perf, et dans un stade fermé, certes il y a la clim, mais quand même…

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