Glenn Hoddle, ombre et lumière

« Je pense que les personnes handicapées ont dû faire une mauvaise action jadis dans une vie antérieure en revenant sur terre elle paye leur péché antérieur ». C’est avec ce genre de déclaration que Glenn Hoddle est limogé de son poste de sélectionneur par la fédération anglaise après la coupe du monde 1998. Adepte de la réincarnation et à l’écoute de guérisseur Glenn Hoddle a vu ses espoirs de demeurer à la tête de l’équipe nationale s’évanouir, bien plus tard Hoddle se fait son propre avocat et dément du fait d’avoir tenu de tel propos.

Cet épisode de la carrière de Hoddle résume le parcours de l’homme depuis qu’il officie dans le monde du football professionnel. Glenn Hoddle reste à ce jour un joueur particulier, un physique de table à repasser au service d’une technique chirurgicale.

Ce grand échalas fut et reste un des joueurs les plus étonnants que j’ai pu voir en action. Dénué de toute souplesse bien que très élégant il dominait le cuir avec une facilité déconcertante faisant au passage le régal de nombreux amateurs de football aux quatre coins des terrains.

Adolescent, Hoddle évolue dans le petit club de Harlow, il tape dans l’œil de l’ex-champion du monde Martin Peters superviseur chez les Spurs, Hoddle rejoint le club de Tottenham ou il continue son apprentissage de jeune joueur puis signe son premier contrat professionnel dans un club où il demeure une douzaine d’années.

Durant cette période, il incarne à l’extrême l’image du club qui prolonge ainsi les deux dernières décennies écoulées, technique, élégance et légèreté sont la marque de fabrique des Spurs à cette époque et Glenn Hoddle répond aux exigences des fans de White Hart Lane.

En fonction de ses prestations, il rejoint les three lions la sélection nationale et connaît ses premiers couacs. La sélection joue de manière désordonnée et sans réelle inspiration malgré son immense talent Hoddle n’arrive pas toujours à peser sur le jeu.

Ayant atteint la trentaine, il met le cap sur Monaco en 1987 à la surprise générale. À la tête des rouges et blancs il rafle le titre de champion de France la formation du rocher est guidée par un certain Arsène Wenger.

Juste après Hoddle est atteint d’une décalcification des os, il est contraint de se soigner en restant très longtemps éloigné des terrains. Hoddle revient, mais le joueur est diminué puis une fois de plus, il prend tout le monde par surprise et retourne au pays, il signe pour Swindon Town, une formation qui évolue en deuxième division en tant qu’entraîneur joueur. Glenn Hoddle n’a pas de plan de carrière l’ex-prince de White hart Lane se laisse guider par son instinct et, semble-t-il, par ses convictions religieuses.

Quoi qu’il fasse, il surprend toujours après Swindon qu’il mène dans l’élite du football anglais, Hoddle passe chez Chelsea avec le même statut et raccroche définitivement les crampons. Hoddle continue son métier d’entraîneur sans connaître la réussite. La plupart des équipes qu’il coache sont des formations peu cotées.

Durant les années 2000, Hoddle retrouve White Hart Lane. Il fait un crochet par Tottenham sans pouvoir  produire quelque chose de valable dans un club qui marche du mauvais côté de la rue depuis son exil en principauté. Hoddle est un curieux personnage en tant que joueur pour ses détracteurs, il pouvait paraître étrange, surfait voir subversif par son jeu et son attitude sur les terrains, mais l’homme est ainsi fait.

Dernièrement la presse anglaise à révéler que Glenn Hoddle était en couple avec Lisa Curtis, une masseuse spécialisée dans des traitements considérés comme farfelus

Hoddle ne gagnera peut-être jamais de titre malgré sa longue expérience des terrains. Pour ses éternels adversaires, il n’est pas assez « terre à terre ». Peu importe la suite, il restera de lui un joueur hors dimension de par sa classe si personnelle.

 

Yves Alvarez

Yves Alvarez

31 Comments

  1. Ah ben me voilà gâté, merci :o)

    L’ironie de l’Histoire, dans cette affaire mêlant karma et handicapés, c’est que Hoddle s’était exprimé dans le cadre d’un long entretien accordé afin de…redorer son image (laquelle, en effet, était déjà en souffrance à l’époque). L’intervieweur avait jugé opportun de refourguer ce passage au fin fond de la compilation de ces entretiens, personne n’y prêtait attention…jusqu’à ce qu’un relecteur, père d’un enfant handicapé, ne tombe dessus…et patatras………….

    Quelque vingt ans plus tôt, Revie avait eu de sacrés problèmes avec la fédé…mais sinon lui, et avant Hoddle?? Et surtout, là où le cas Hoddle me paraît singulier : Blair l’avait aussitôt condamné ; en l’espèce c’était une première, peut-être, pour un sélectionneur des Three Lions que d’être désavoué par Downing Street!

    La marque du blairisme, pour moi, c’est le primat communicationnel ; l’exclusive différenciation de ce mouvement tenait à une attention, inéditement soutenue, prêtée au moindre détail discursif du logos et de l’action… Hoddle pouvait-il plus mal tomber? Je laisse de côté l’opportunité de sa déclaration, c’était a minima pour le moins maladroit…mais Hoddle victime de quelque proto-twitterisation des médias? Et à certains égards précurseur de cette ère contemporaine où les cours de communication ont envahi les centres de (dé)formation, où chaque joueur récite sa leçon/langue-de-bois devant les caméras?

    Le goût de Hoddle pour la para-médecine (qu’il tenta d’ailleurs d’intégrer en équipe nationale) et l’orientalisme? J’ai lu que lui-même avait été guéri d’une blessure, à ses 18 ans, par une guérisseuse…laquelle avait guéri (le fort timide) Hoddle sans (pouvoir) même le toucher ; ça l’avait marqué et l’aurait de fil en aiguille mené sur un chemin très personnel (dont sur le plan mystique).

    • Au-delà du cas Hoddle : ces diktats communicationnels d’ailleurs, ces langues de bois…………….. Je n’en peux plus, mon dieu que tout ce barnum médiatique est devenu naze et dépersonnalisé!

      Rien qu’un exemple : Yves se rappellera sans doute que, il y a quelques années, je lui faisais part que, à ma connaissance et depuis plus de 30 ans, plus aucun joueur belge n’avait publiquement affiché ses convictions de gauche… La raison je l’ignore…mais possible que ce dernier des Mohicans (en l’espèce : le standardman et wallon Michel Wintacq, une sélection nationale au compteur) en eût à l’époque donné bonne idée : « Moi, je ne suis pas comme les autres, je n’ai pas honte de dire que je suis socialiste! » (et l’homme étant issu du Borinage, son socialisme n’était assurément pas celui de la gauche-caviar…)

      J’insiste sur « pas honte de le dire »…??

      Belgique toujours, l’engagement ou le positionnement désormais, c’est quoi? Ben c’est Kompany le super-communicant sociétal, à travers qui passent tous les poncifs, slogans et canons promus par le système dominant…………..ou en Angleterre des faiseurs de buzz genre Barton, misère…!

  2. J’ai mis ombre, car le joueur à déclencher beaucoup de sarcasme et puis j’avais passé se sujet sur le Vox avec le même titre..

    Hoddle est bien éloigné de tout ça……Certes, c’est un original et une personne indépendante, pas toujours facile dans ce milieu……Et puis le joueur pfft, ce qui l’ont vu comme moi sont des chanceux.

    Prise de position en politique ? Difficile pour des joueurs, faut un brin de culture politique et puis la presque totalité ne vote pas et ceux qui le font vote à droite, le footballeur moderne est un pur produit de l’idéologie libérale.

    PS j’ai fixé la clôture des commentaires à douze mois.

    • Ah il s’en est pris plein la poire, c’est certain!

      Et je crois qu’il n’est facile à peu près nulle part d’être original et indépendant, mais c’est vrai que le milieu foot, bbrrrrrrr…

      Je m’estime chanceux moi aussi, oui :o)

      Ma digression sur le politique? Dans l’affaire Hoddle, je ne vois pas plus loin qu’au prisme du politiquement-correct…et sinon pour se revendiquer de droite ou de crypto-droite (autant dire marcher dans les clous, désormais), quoiqu’au terme alors de leur carrière : il n’y a plus personne désormais… A ce titre ce Wintacq m’avait singulièrement troublé car cette « honte », en 84 ou 85 je crois, à se positionner de gauche prolétarienne??? C’était/devenait déjà off-side il y a 30 ans dirait-on, éh bien…

  3. « Eternels adversaires »… Entre les lignes, faut-il comprendre que le joueur, aussi et déjà, ne faisait pas l’unanimité en Angleterre, Yves?

    • Plus que pour le simple Hoddle (lequel en fut pour moi le principal attrait), il me semble que ce sont les suiveurs de la D1 française des années 1980 qui auront globalement eu de la chance ; il y avait alors chez vous de sacrés clients, étrangers comme domestiques… Nonobstant leurs résultats respectifs, cette décennie-là de votre compétition-phare m’a en tout cas plus marqué que les 90’s, était pour moi plus vénéneuse et séduisante.

  4. Hoddle ? Un joueur qui ralentit le jeu, trop précieux et classieux pour le onze national….pas en phase avec le jeu académique si prisé par un certain courant…

    • Bah c’est de la même veine que Nilis en somme : dans un club atypique ça passe, idem sous d’autres latitudes footballistiques…mais dès qu’il faut composer, en EN, avec certain style et dogme dominants au niveau national, ça bloque…

  5. Il avait dit ça, Hoddle ? Excellent ! En plus, on sait même pas si c’est faux parce que la métempsychose, peut-être que c’est vrai, n’est-ce pas Pythagore ? Ou peut-être pas… En tout cas, venant d’un personnage public de premier plan à la fin du XXe siècle, ça pouvait difficilement passer !

    Le joueur, je ne le connais pas. J’en ai entendu parler à l’époque, et j’ai dû le voir jouer quelques fois mais je ne m’en souviens pas. En 1987 j’avais 3 ans ! Et puis, jusqu’assez tardivement (15-16 ans, je pense), le football professionnel était le benjamin de mes soucis… Mais je me rappelle que le fait qu’il soit venu à Monaco était quelque chose de surprenant, d’agréable mais de surprenant… En tout cas, c’est ce qui ressort de mes « souvenirs auditifs ».

    Pourquoi était-il venu à Monaco, d’ailleurs ? Pourquoi avoir quitté Londres et le Royaume-Uni ?

    • Pourquoi avoir quitté Londres et le UK?

      Je hasarde une réponse en rien originale : de 1) parce que la France était salarialement hyper-attractive (les Anglais à partir en France et Italie, voire Belgique entre mid-70’s et début-80’s, étaient alors légion – j’en vois fissa 6-7 : Davies à Bruges, MacKenzie à Anderlecht, Small au Standard, Fairclough à Beveren…)…et de 2) parce que ces flux vers le continent trouvèrent, dans le bannissement post-Heysel, à s’accentuer.

      Voilà pour la tendance de fond…mais peut-être y avait-il quelque chose de plus singulier dans le cas Hoddle??

    • Il semble avoir dit ça, oui. Ce qui est un peu moche, c’est qu’il n’avait au fond été que cohérent avec ses croyances, était allé au bout de sa logique en affirmant chose pareille… Quitte à dézinguer Hoddle (qui, de toute façon, était foutu je pense), autant dézinguer ce en quoi il croyait alors…

    • Son transfert a surpris pas mal de monde à cette époque, mais…il avait la trentaine et sa carrière de joueur était derrière lui sans parler du régime fiscal monégasque pour un Anglais…

  6. Excellent footballeur malheureusement un peu tête en l’air… Déclaration malheureuse qui ne pardonne plus à l’heure des mass medias et des tribunaux médiatiques…

    Très bon technicien cependant il faut faire attention : parfois des joueurs de grands talents ne marquent pas leur époque car il peut dans certains cas « manquer » quelque chose… Maradona étant l’un des rares à cumuler exigence sportive et liberté( années 80)… Hoddle c’est un peu mieux que Magico Gonzalez : très doué mais pas très professionnel… C’est la culture d’entreprise qui prime dorénavant ce n’est plus un jeu…

  7. Ouai, une sorte de sous-Francescoli quoi… :p

    Plus sérieusement, et pour ne pas froisser Alex, dont je sens déjà les poils s’hérisser devant son écran, je suis content que tu publie un article sur le foot anglais Yves, j’allais justement réagir par rapport a ton papier d’hier sur Ceferin et l’UEFA, avec une de tes phrases qui m’avait fait un peu tilter lorsque tu disait que l’UEFA parlait au nom de la FIFA (ce qui est totalement vrai) et qu’elle ne faisait rien d’autres que de détruire les identités et les cultures footbalistoque européennes au profit d’un melting-pot mondialisé généralisé.

    J’ai quand même tendance à croire que l’Angleterre est le pays qui en souffre le plus, lorsque l’on y réfléchit bien, ce football autrefois si brillant n’est aujourd’hui qu’un laboratoire, une base expérimentale avancée de ce processus…

    On m’insultera sans doute (pas ici, et c’est pour ça que je fais par de mes impressions) de raciste, xénophobe, antisémite, homophobe ou que sais-je encore, mais ma foi je dois bien avouer que ce qui a longtemps fait le charme atypique du football anglais, et qui justement me valait une certaine sympathie à l’égard de ce football, c’était ce côté locale, endogène, dirigeants, coachs et joueurs quasiment tous britannique ou irlandais, ces ambiances de stades si particulières, ces stade d’ailleurs si particulier, ces joueurs qui brillaient par leur courage et leur engagement sur des terrains ressemblant parfois plus à des champs de bataille napoléonien qu’a des terrains de foot, ces maillots unicolore qui distinguait clairement les différentes équipes, ces valeurs profondes que dégageait chaque club, chaque équipe…

    Aujourd’hui, la Premier League ressemble plus à une tour de babel reconstitué. Combien reste t’il de dirigeants britons en PL, combien de coachs, de joueurs et même…de supporter ?

    Les classes populaires anglaise ne vont plus dans les stades de PL depuis belle lurette, les billets y sont hors de prix, et les touristes asiats et africains y pullulent…

    Alex l’évoque, mais quel était la situation financière des clubs anglais au sommet de leur domination européenne fin 70’s-début 80 ?
    Vu que pas mal de joueurs allaient encore à l’étranger, c’est que les clubs anglais n’écrasaient pas encore la concurrence continentale en matières salariales, non ?

    J’ai comme l’impression que plus les clubs anglais ont de l’argent, plus ils renoncent à leur style et moins ils sont performants en coupe d’Europe, ce n’est qu’un pressentiment, mais…

    • Mes poils, se hérisser?

      Ben, et pourquoi, diable? :o) En plus, je rejoins complètement tout ce que tu dis :o)

      Les clubs anglais jadis, et pour schématiser (l’un ou l’autre clubs étaient financièrement nantis, mais…) : à défaut de pétrole, ils avaient des idées…

  8. Pour répondre à vos impressions. La plupart des patrons des clubs anglais étaient des hommes d’affaires, mais loin d’être des ténors de l’économie de l’empire….La grande majorité de ses actionnaires de clubs étaient doté d’une certaine culture football…

  9. Sinon j’ai regardé le Leicester-Seville sur un vieux stream Biélorusse hier, et je doit bien dire que cette équipe de Leicester m’a bien fait plaisir. Elle n’a pas renié son jeu, n’a pas cherché à vouloir imposé un jeu de passe-passe ridicule et inefficace et a jouer comme une vrai équipe britannique: du jeu et un pressing haut, beaucoup de verticalité à la récupération de la balle, pas de possession stérile, de l’engagement, beaucoup de long ballons…
    Et résultat ? Victoire 2-0 net et sans bavure face à l’une des meilleurs équipe d’Espagne. Je suis d’ailleurs persuadé que si Seville aurait affronté un Arsenal, Chelsea, Tottenham, Liverpool ou les deux mancunienne, ils n’aurait eu aucun mal à passer…

    Que les anglais méditent las-dessus, c’est souvent dans les vieux pots qu’on fait les meilleures confitures (désolé mais je la trouve sympas cette expression…)

    • Ben oui, Carbo, mais que veux-tu : à tant marteler que certain style était « révolutionnaire », les autres sont devenus has-been, ringards, obsolètes… Voilà en tout cas la doxa, et adoptée panurgiquement par beaucoup, hélas…

      J’ai souvenir d’un échange lointain, où un supporter belge réclamait pour ses couleurs d’adopter le jeu de Guardiola, « l’avenir », et qu’hors de cela il n’y avait point de salut…………….. J’attends toujours qu’il réponde à ma question qui avait suivi : « Et quoi, tu vas demander aux Inuits de renoncer à leurs igloos pour construire des mas provençaux sur la banquise, tant qu’on y est? »

      Pour certain ton dominant, le facteur culturel est devenu peanuts, sa conscience même a disparu… S’appuyer sur un style propre, un génie singulier? C’en deviendrait presque du nationalisme! (ouuuh le gros mot que voilà… :o) )

      Au passage : bye bye Guardiola (ce type, et tout le tralalas qu’il a laissé courir autour de lui – ça me rappelle quelqu’un, ça -, auront décidément fait un mal fou au football)

    • Carbo, j’ai dit mille fois – Alex est témoin – que les Anglais ont tout perdu en abandonnant leur football, bon les clubs français n’ont en rien profité de l’occase, comme d’habitude…
      J’ai fait une petite recherche, Arsenal n’a jamais pris de branlée en Coupe d’Europe avant que Mr Arsène débarque à Highbury.

      Arsenal n’a jamais été un foudre de guerre dans les compètes européennes, mais pas de déroute et quelques jolis succès face à des formations qui était d’un calibre supérieur.

      Wenger n’a jamais battu une équipe qui était supérieure à la sienne.

      • Je confirme :o)

        Ta dernière phrase dit tout, entre parenthèses – marque des grands : battre plus fort que soi.

        • De tête, et dans un classement que tu m’avais jadis soumis, institué par l’influent « World Soccer » (ou ce qu’il en reste) : point de Ivic, Goethals, Shankly, Revie ou de Boskov que tu me sembles tenir en haute estime…

          Ces mecs, pourtant, firent des merveilles avec des moyens initiaux bien moindres, et quoique devant composer souvent avec l’hostilité de l’establishment, bâtons dans les roues à gogo…

          A l’inverse : Cruyff, Sacchi, Guardiola et Lattek en bonne (voire très bonne) place………………..soit autant de types qui, non contents de n’avoir jamais pris le meilleur sur plus puissant et plus institué qu’eux, eurent surtout régulièrement besoin de coups de pouce des instances pour l’emporter sur pelouse!

          Spéciale dédicace pour Carbo : les entraîneurs sud-américains y étaient rarissimes…! :o) Je n’ai par exemple pas souvenir que celui du grand Santos y fût mentionné, ni d’ailleurs le moindre uruguayen.

          • Pour me rafraîchir la mémoire (classement par ordre descendant, Cf. nombre de points attribués à chacun entre parenthèses)…

            Qu’un Ivic ait moins qu’un Beckenbauer, un Schon, un Cruyff………….. : ben j’hallucine toujours autant :o)

            Shankly et Ivic y sont, au temps pour moi…

            Alex Ferguson 49
            Rinus Michels 46
            Jose Mourinho 21
            Helenio Herrera 19
            Josep Guardiola 18
            Arrigo Sacchi 15
            Valery Lobanovskyi 14
            Bob Paisley 12
            Herbert Chapman 9
            Bela Guttmann 9
            Ernst Happel 9
            Mario Zagallo 9
            Vicente Del Bosque 8
            Marcello Lippi 8
            Vittorio Pozzo 8
            Tele Santana 8
            Brian Clough 7
            Ottmar Hitzfeld 6
            Sepp Herberger 5
            Bill Shankly 5
            Giovanni Trapattoni 5
            Cesar Luis Menotti 4
            Enzo Bearzot 3
            Fabio Capello 3
            Jimmy Hogan 3

            Helmur Schon 3
            Hennes Weisweiler 3
            Franz Beckenbauer 2
            Carlos Bilardo 2
            Johan Cruyff 2
            Vicente Feola 2
            Alf Ramsey 2
            Luiz Felipe Scolari 2
            Gustav Sebes 2
            Jock Stein 2
            Luis Aragones 1
            Leo Beenhakker 1
            Rafael Benitez 1
            Marcelo Bielsa 1
            Bob Bradley 1
            Matt Busby 1
            Jack Charlton 1
            Kazimierz Gorski 1
            Jupp Heynckes 1
            Gerard Houllier 1
            Tomislav Ivic 1
            Stefan Kovacs 1
            Udo Lattek 1
            Hugo Meisl 1
            Otto Rehhagel 1
            Carlos Alberto Parreira 1
            Antoni Piechniczek 1
            Nereo Rocco 1
            Arpad Weisz 1
            Arsene Wenger 1
            Walter Winterbottom 1

            Read more at http://www.worldsoccer.com/features/the-greatest-manager-of-all-time-341473#akzfCISj7f9m012T.99

            • Menotti, 22ème entraîneur mondial de tous les temps… Ne t’énerve pas Carbo… :o) ; ceci n’est qu’une photographie du médiocre et crasse européocentrisme dominant en football!

              World Soccer, hélas, est de ces canaux qui font autorité dans le vieux monde…

            • A comparer avec le top10 de mes couilles pondu par Sofoot (ordre décroissant, là encore) :

              Sacchi
              Ferguson
              Tele Santana
              Michels
              Lobanovski
              Cruyff
              Mourinho
              Guardiola
              Herrera
              Clough

              Bref : ils tombent raccord sur 7 des 10 premiers ; fabrique du consentement…

              • Faut-il préciser que Sofoot et World Soccer, parmi d’autres, sont membres d’ESM…?

                On trouverait, parmi ses autres membres, peu ou prou le même classement acculturé et, plus grave, acculturant…

                • Ouai, un brin européocentré ce classement effectivement…

                  Voir que bela Guttlan y figurent et pas Emerico Hirschl veut tout dire, l’avis des sudams ne xomptent pas.

                  Idem pour Menotti, les gens qui font ses classements ne demande pas l’avis des hinchas de Peñarol, Boca ou du Racing, pour qui Menotti n’est qu’un vulgaire clown !

                  A son actif: une bonns saison a ses débuts au tout débuts des 70’s à Huracan, pour 8 ou 9 catastrophique. Drôle d’équilibre…

                  • Ah mais, l’Eurofoot, mon cher Carbo : c’est des décennies de colonisation des cerveaux! (copyright Yves…mais j’adore cette expression, tout y est dit!)

                    J’ajoute, sur le site NL Voetbalhistorie (proche de VoetbalInternational, ESM encore…et faut voir les ruses dont j’ai dû user pour en décrypter le très discret éditoriat…!) : on trouve à un cheveu près près le même classement que chez Sofoot.

                    Côté flamand c’est assurément kif-kif – l’influent Jan Raes y a fait un mal fou… Quant aux Belges francophones, quoique dans le chef tout particulièrement de certain snobisme bruxellois (je conçois difficilement quoi que ce soit de pire) : on singe Paris…………..

              • Alex, t’oublie le plus drôle dans le classement de SoFoot, le numéro 11, Marcelo Bielsa 😂

                • Et, d’avance navré d’insister :o) : Menotti était entre 11 et 15 pour Sofoot, je crois!

                  Non, vraiment : je t’avoue avoir honte et être désolé d’être européen parfois…et je dis ça avec beaucoup d’humilité car, d’être moi-même passé par là, à chacun son chemin de Damas : il est VRAIMENT difficile de ne pas devenir européocentriste quand on grandit en Europe ; des décennies de propagande au top sous nos latitudes…et s’en affranchir prend du temps!

  10. Oui, je connais ce type de classement…

    De mémoire, une bonne vingtaine de coaches ne figure pas dans ses classements, et pourtant, ils peuvent postuler au top 50, voir dans le top 20 pour une bonne dizaine…

    Ca répond à une vision orientée, il faut graver dans le marbre une liste pour éduquer -instrumentaliser- les amateurs qui s’intéressent à l’histoire du foot et qui a leur tour répèteront inlassablement les mêmes choses…

    Je ne savais pas que ses gens étaient stupides et mesquins à ce point, car je ne crois pas au manque de curiosité.

  11. Le championnat anglais est le seul qui soit diversifié à ce point en matière de clubs…

    Pour les Wengerien, les modernistes…

    Tottenham, Arsenal, City et leur football moderne, exit !……Leicester et son football d’un autre âge, qualifié !

    Si un club arrive à revenir au sommet avec le bon vieux logiciel et gagne le champ et la C3 ou la C1, ça va barder…
    Dommage, Leicester n’est pas si loin, il leur manque un joueur par ligne et un joueur de couloir, avec ça, Leicester et son style de rentre-dedans pouvait jouer la victoire face aux modernistes.

    Soit les Anglais continuent dans ce style de football générique qui les condamne sur la scène continentale, ou bien…

    L’avenir du football européen et mondial se joue en Angleterre.

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